Bon… J’ai un problème. J’avoue que j’aimerais avoir votre avis.

Je suis en train d’écrire plusieurs histoires. Oui, en même temps, même si la priorité est toujours vers une seule histoire et que les autres progressent très lentement. Ces nouvelles se passent dans des mondes différents, mais dans le même univers, et il y a des liens entre les mondes.

La Fleur du Chaos, ma première nouvelle, de fantasy, se passe dans le Monde du Dragon, un endroit de magie, sans technologie. Je travaille aussi sur une saga, qui commencera sur Terre, dans un avenir assez proche, et qui se continuera dans le Monde du Dragon (les personnages principaux, des Terriens, iront vivre une grande aventure, pour sauver des personnes aimées, sur le Monde du Dragon).

Mon problème est à propos d’un roman, à publier avant la saga, et se passant sur Terre, de nos jours. C’est à la fois un thriller et une histoire d’amour ayant une coloration fantastique. Un criminel va faire un gros casse, avec son meilleur ami. Mais il croise une femme et c’est un coup de foudre immédiat, brutal. Il a la certitude irrationnelle qu’elle va mourir dans quelques minutes, là, s’il ne fait rien pour la sauver. Au grand dam de son ami, il laisse tomber le casse, se porte au secours de l’inconnue. Il va avoir des visions d’une vie antérieure, moyenâgeuse, d’une aventure dramatique vécue avec elle, où il a juré de la protéger de toute éternité. Maintenant, il l’a retrouvée. Elle est flic, elle ne veut pas se rapprocher d’un criminel, elle ne croit pas aux vies antérieures. Et elle est très occupée à lutter contre une organisation éco-terroriste, qui a prévu de gros attentats. Ça va être compliqué… et dangereux, très !

Je n’en dirais pas plus ici, mais cette histoire est très avancée. Pour ce qui se passe de nos jours, j’ai le début, une partie de l’acte 2, ce qui se passe au milieu et le climax. J’ai beaucoup de choses de l’histoire dans la vie antérieure, y compris le climax, et en quoi ces vies affectent le présent.

On arrive à mon problème. Je suis séduit par l’idée que l’histoire dans la vie antérieure ait eu lieu dans le Monde du Dragon. Ils ont vécu là-bas, puis se sont réincarnés sur Terre. Ce serait un lien fort entre les deux mondes. Et cela donne divers avantages narratifs. Mais cela pose un problème. La Fleur du Chaos est une histoire du genre Fantasy. Les lecteurs savent à quoi s’attendre.

Le roman contemporain est une histoire d’amour éternel et de terrorisme, sur Terre. Les lecteurs ne s’attendent pas à y trouver de la fantasy. Et si beaucoup de lecteurs peuvent accepter une histoire d’amour fondée sur une réincarnation, des vies passées sur Terre, pourquoi pas, j’ai peur que pas mal ne soient rebutés par une vie antérieure dans un monde de fantasy, qu’ils ne croient définitivement plus à l’histoire. Du coup, je ne sais pas trop quoi faire. L’histoire antérieure est assez indépendante du contexte, je peux la situer dans le passé terrien ou dans le Monde du Dragon.

Quel est votre avis ?

Ma première nouvelle est en vente sur Amazon !

En voici la présentation :

Ramener dans l’empire Magnor, un enfant qui deviendra chaman, et en savoir un peu plus sur une hypothétique menace pesant sur le Monde du Dragon, c’était une mission facile, pour l’officier impérial Greyjhi. C’est ce qu’il pensait, avant d’être battu par un chaman ennemi. Ce chaman a enlevé l’enfant et est parti avec pour une destination dont nul ne revient, la Cité des Anciens. Greyjhi est un soldat, il fera son devoir, même si désormais il doute de réussir. Mais si la vie de la femme qu’il aime est menacée, choisir entre elle et son devoir n’a pas de réponse évidente.

La Fleur du Chaos est une histoire de combats, de magie et d’amour impossible, située dans le Monde du Dragon, où la magie est commune et la technologie absente. Il s’agit d’une longue nouvelle constituant un récit complet. C’est la première histoire d’un ensemble d’histoires situées dans la même période de temps et dans le même univers, parfois dans le Monde du Dragon, parfois sur Terre, parfois dans les deux mondes à la fois.

 

Elle est en vente ici : La Fleur du Chaos.

 

Et après ?

Je ne sais pas quel succès – ou manque de succès – elle aura. Ce dont je suis sûr, c’est qu’un roman et une saga suivront. Et, bonus exclusif pour les inscrits à la Newsletter, une autre nouvelle !

 

 

I’ve always known fear, I had to learn humility.

I’m sure that many of you will recognize themselves in various faces of fear, especially when, and this is the topic of this blog, we wish to present our creations to the public. It is a moment of truth. What if I sucked? I want to move people, to captivate them, to offer both escape from this world and something that we can bring to this world. Perhaps the idea that it is possible to move forward regardless of the circumstances, to bring something positive to others. I am ambitious, I hope that these fictions will have an impact that will last longer than their reading…

But, am I able to back up my ambition? I hope so but I’m not sure, and as the time to publish approaches, on Amazon, my first novel, a short fantasy story, fear to fail is more present. Images of a new death cross my mind, a text orphaned by critics by having too few readers, a text that is lost in a crowd of anonymous stories, a cemetery of zombies texts that never touch the hearts of the readers. But we cannot always live within our dreams. If we never risk to deliver them, they eventually forsake us. So, I’ll take the risk, I will publish a fiction on Amazon, on the Kindle store.

And humility? I have trouble with that. My writing project, is a real saga, in a world where magic replaces technology. Many characters, countries and geographies to invent, and in the story, a whole bunch of stories and even some History. When a confirmed writer asked me if it was not too ambitious for a first job and if I should not begin with something more modest, I was sure to be able to write this saga. But time has passed, and the sum of work done looked more like a hill than at the mountain that had to be built.

I decided to put aside the saga and to write a novel from nowadays, in our world, but while being a kind of distant prologue to the saga. I was relieved, I didn’t have a world to invent, it was easier. And I progressed. But I still have so much work to do… And there are so many things that seem difficult!

Also, I decided to reduce my ambitions of writing a 40 pages (10 000 words) novel. In the fantasy world of the saga, which introduces characters or places that will participate in the saga. This novel… allows me to learn how to write, in fact. It and its sisters allow me to create my first public weapons, before the contemporary novel, before the saga. I learned humility, at least, a little.

I still believe I am an exceptional man ;).

J’ai toujours connu la peur, j’ai dû apprendre l’humilité.

Je suis sûr que plusieurs d’entre-vous se reconnaîtront dans divers visages de la peur, en particulier quand, et c’est le sujet de ce blog, on désire présenter ses créations au public. C’est un moment de vérité. Et si j’étais nul ? J’ai envie d’émouvoir, de captiver, d’offrir à la fois de l’évasion par rapport à ce monde et quelque chose que l’on puisse ramener dans ce monde.  Peut-être l’idée qu’il est possible d’avancer quelles que soient les circonstances, d’apporter quelque chose de positif aux autres. Je suis ambitieux, j’espère que ces fictions auront un impact qui va durer plus longtemps que leur lecture…

Mais ai-je les moyens de mon ambition ? Je l’espère mais je n’en suis pas sûr, et au fur et à mesure qu’approche le temps de publier, sur Amazon, ma première nouvelle, une histoire courte de fantasy, la peur d’échouer se fait plus présente. Des images d’un nouvelle mort-née me traversent l’esprit, un texte orphelin de critiques car ayant trop peu de lecteurs, un texte qui se perd dans une foule d’histoires anonymes, cimetière de textes zombies qui jamais ne toucheront le cœur des lecteurs. Mais on ne peut pas toujours vivre dans ses rêves. Si on ne prend pas le risque de les concrétiser, ils finissent par nous abandonner. Alors, je vais prendre le risque, je publierai une fiction sur Amazon, dans la boutique Kindle.

Et l’humilité ? J’ai du mal, avec cela. Mon projet d’écriture, c’est une véritable saga, dans un monde où la magie remplace la technologie. De nombreux personnages, des pays et des géographies à inventer, et dans l’histoire, tout un tas d’histoires et même de l’Histoire.  Quand une écrivaine confirmée me demanda si pour un premier travail ce n’était pas trop ambitieux et si je ne devrais pas commencer par quelque chose de plus modeste, j’étais sûr de pouvoir écrire cette saga. Mais le temps a passé, et la somme de travail effectué ressemblait plus à une colline qu’à la montagne que devais bâtir.

J’ai décidé de mettre de côté la saga et d’écrire un roman se passant de nos jours, dans notre monde, mais étant une sorte de lointain prologue à la saga. J’étais soulagé, je n’avais pas un monde à inventer, c’était plus facile. Et j’ai bien avancé. Mais il me reste tant de travail… Et il y a tant de choses qui me semblent difficiles !

Aussi, j’ai décidé de réduire mes ambitions, d’écrire une nouvelle d’une cinquantaine de pages (11 000 mots). Dans le monde fantastique de la saga, qui introduit des personnages ou des lieux qui participeront à la saga. Cette nouvelle me permet… d’apprendre à écrire, en fait. Elle et ses sœurs me permettent de faire mes premières armes publiques, avant le roman contemporain, avant la saga. J’ai appris l’humilité, enfin, un peu.


J’ai quand même conscience d’être un homme exceptionnel 😉

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